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Consultation publique sur le Schéma régional des carrières – Juin 2026 –

Les observations transmises par Conflans Cadre de Vie et Environnement

  1. Intérêt de l’association Conflans Cadre de Vie et Environnement (CCVE) à l’existence d’un schéma régional des carrières.

L’association Conflans Cadre de Vie et Environnement est sensible à la mise en œuvre d’un schéma régional des carrières qui soit respectueux des sujets de l’environnement, du cadre de vie et du paysage, en particulier dans le secteur de Conflans-Sainte-Honorine et du Confluent.

Ces thèmes liés à la nature et l’environnement francilien dans leur ensemble, doivent être une priorité à une époque marquée par une perte de la biodiversité et une artificialisation des sols qui continuent de progresser.

À Conflans-Sainte-Honorine et les communes voisines d’Achères et Andrésy, les pertes de biodiversité et nuisances s’accumulent en raison de projets destructeurs d’espaces naturels. 

  • Recul de la protection de l’environnement et des espaces naturels aux environs de Conflans-Sainte-Honorine.

La protection de l’environnement est en retrait et la perte de paysage de nature est manifeste : La plaine agricole d’Achères fait l’objet de projets de carrières alors que débute la construction du port PSMO et de zones d’activité, qui effacent l’environnement naturel existant en bord de Seine.

Ces lieux risquent d’être durant des dizaines d’années des sites d’activités dédiées au transport des matériaux et une carrière à ciel ouvert en face du centre historique de la ville de Conflans-Sainte-Honorine.

Ils apporteront leur lot de nuisances industrielles et l’ajout d’un trafic routier de poids lourds sur la N184, en traversée de Conflans-Sainte-Honorine, axe déjà saturé. 

Ils empêcheront la connexion de la forêt de Saint-Germain-en-Laye avec la Seine et la complémentarité environnementale de ce territoire avec le projet de forêt de Maubuisson, à Herblay et Pierrelaye, inscrite au Schéma Régional de Cohérence et d’orientation Écologique (SRCE).

Périmètre d’exploitation du projet de carrières au droit de Conflans

  • CCVE demande la prise en compte de mesures environnementales efficaces pour protéger l’environnement dans le schéma régional des carrières.

CCVE demande que la dégradation de l’environnement des espaces naturels et agricoles existants par l’exploitation de carrières ne puissent être irréversibles et que le développement économique ne soit pas fait  au dépend du cadre de vie des franciliens.

Les projets de carrières dans la plaine d’Achères sont situés dans une zone naturelle sensible.

Des actions de protection environnementale, de fin d’exploitation et de modalités de remise en état du site doivent être prévues avant la délivrance d’autorisations éventuelles d’exploitation.

L’objectif du schéma régional des carrières doit intégrer une limitation drastique du nombre de nouvelles autorisations d’exploitation et un essor du recyclage des matériaux.

  • CCVE demande que les points spécifiques suivants puissent être pris en compte :

Biodiversité et Milieux naturels

Faire que les corridors de la trame verte et bleue ne présentent pas d’altérations et assurent une continuité au-delà des territoires administratifs (foret de Maubuisson dans le val d’Oise et continuité jusqu’à la forêt de St-Germain-en laye-dans les Yvelines ;

Prendre en compte que les iles de la seine ( Ile Nancy et Ile de Devant ) doivent être protégées pour préserver la biodiversité et que ce sont des poumons verts indispensables à une population urbaine. 

Prendre en compte un recul de 300m sans exploitation de carrières, au sud de l’Ile de Devant.

Préconiser une exploitation par tranche, limitées en surface, chacune devant être définitivement remise en état et plantée, avant d’envisager l’exploitation d’une nouvelle tranche de carrière.

  • Paysage et patrimoine

Faire que les exploitations actuelles ne puissent pénaliser le paysage architecturale et environnemental d’une ville comme Conflans-Sainte-Honorine, en instituant des zones de protection rapprochée constituées d’écran arborés . 

  • Changements climatiques et GES

Promouvoir l’utilisation du port PSMO pour le transport des matériaux d’extraction par voie fluviale, via une incitation financière ou une taxe carbone par tonne transportée par la route.

Lancer une filière de recyclage de matériaux de construction, inciter financièrement les entreprises de démolition dans les marchés publics à réutiliser leurs déchets, intégrer le recyclage des matériaux lors de la délivrance de permis de démolir . 

  • Espace et Urbanisme

Participation des exploitants des alluvions de la seine à des travaux de renaturation des berges en lien avec l’agence de l’eau Seine Normandie (exemple du SIAAP) et de récréations de nouvelles zones humides .

Faire une révision du PLUI GPSEO afin de créer un corridor réglementaire cohérent pour l’ensemble des zones protégées ou sensibles ( hors NATURA 2000) le long de la Seine (trame verte et bleue) et identifier précisément les zones d’extractions au sein du PLUI ;

  • Enjeu énergétique

Faire que les exploitants de carrière intègrent le projet ACT Collectif (Accelerate Climate Transition) de GPSEO , destiné à accompagner les entreprises du territoire dans la réduction de leur empreinte carbone et la définition d’une trajectoire décarbonée structurée et ambitieuse.

  • Ressource en eau

Comme le fait le PSMO, installation systématique de piézomètres au droit des installations pour mesurer l’impact des extractions sur les nappes phréatiques souterraines et en permettre la diffusion publique. Analyse des volumes d’eau de la Seine utilisées pendant les périodes d’étiage .

  • Pollution de l’air

Faire des mesures régulières d’empoussièrement au droit des zones urbanisées et prendre des mesures d’évitement par grand vent.

  • Autres nuisances

Créer un partenariat avec Bruitparif en installant des « méduses » de relevés sonores au plus près des zones urbaines, sachant que les zones en question cumulent et dépassent les seuils de niveau sonore préconisés par l’OMS .